Prélèvement SEPA CORE: le témoignage de pionniers

On vous transmet ici un résumé d’un article publié sur le site Bfinance le 03 mars 2011, pour l’occasion de la Cash Management University. Franck Lebled, directeur du développement de Parfip Lease, ainsi que Aurélie James de la société TOTAL, parlent de l’implémentation du SDD.  Afin de lire l’intégralité de cet article, rendez-vous ici

Contrairement aux espérances, la mise en place des projets au prélèvement européen prennent du retard. Sans date d’arrêt définitif des prélèvements nationaux et sans info sur des investissements clairement identifiables, les corporates conservatrices freinent l’encaissement SEPA …

Par ailleurs, le SDD n’a été introduit dans les moyens de paiement des banques françaises  qu’au 1er novembre 2010. Curieusement ABE Clearing (plateforme de compensation paneuropéenne) modifie ses habitudes de communication en gardant confidentiel les statistiques des volumes de SDD traités. A fin novembre 2010, BCE avance par exemple 0,08% du total des prélèvements en euros en SDD (à peu près 400 000 transactions mensuelles).

Quelques entreprises françaises telles que TOTAL et PARFIP LEASE ont cependant réagi suite à l’évènement organisé par BNP PARIBAS.

Le mandat conforme SEPA relevant désormais de la responsabilité du créancier, les entreprises doivent s’organiser pour leurs signatures auprès de la clientèle. Elles doivent également s’assurer que l’ERP les gère avant de les migrer (nécessité d’un fichier au format XML). La chasse aux erreurs d’encodage est impérative pour éviter d’accumuler les rejets.

« La trésorerie envoie un fichier de prélèvement au format DOM 80 vers l’outil de gestion des mandats, qui opère la transformation en XML. Le fichier est alors transmis au partenaire bancaire via la plate-forme de communication Isabel 6 », déclare Franck Lebled.

Toujours prêt à innover pour ses partenaires et clients, PARFIP LEASE  a choisi le schéma CORE pour migrer au SDD. C’est un moyen d’optimiser leurs encaissements européens au lieu d’ouvrir des comptes locaux comme c’était le cas jusque-là. Ils ont déjà migré quelques filiales (Belgique, Espagne et France) qui utilisent dorénavant des comptes non-résidents détenus par la banque belge du groupe.

Par le biais des investissements agréés, ce nouveau process d’encaissement permettra des économies conséquentes à PARFIP LEASE. Le groupe s’est ajusté à la gestion du SDD proposée par sa banque principale en développant une solution qui permet d’adapter les autorisations de prélèvements au format SEPA, qui exige des informations telle que les BIC et IBAN, la référence unique de mandat (RUM) etc. Dès janvier 2011,  PARFIP LEASE a pu constater que près de 90% des banques de leur clientèle concernées par cette migration ont pu traiter le prélèvement européen.

PARFIP LEASE évalue cette mise en place SEPA à 1,50 euro pour les coûts d’impression et d’envoi de chaque courrier et à quelques dépenses supplémentaires dans les formations des équipes (outil de gestion du SDD) et des partenaires (fonctionnement du mandat SDD).

Dans l’attente de pouvoir migrer les autres filiales, quelques 40 000 SDD mensuels sont déjà envoyés.

Tags:

Leave a Reply